Les cellules souches : une solution pour les victimes d’AVC

Les cellules souches seraient les solutions incontournables pour guérir les victimes d’AVC de leurs handicaps, d’après des chercheurs américains.

Des essais cliniques réussis

D’après des essais cliniques publiés dans la revue Stroke, des chercheurs américains ont réussi à restaurer les fonctions motrices de patients atteints d’AVC. Pour ce faire, ils ont injecté des cellules souches adultes dans le cerveau des victimes.

Cette solution a pu être élaborée grâce à la découverte des cellules souches et le développement de la thérapie cellulaire. Elle a pour objectif de remplacer les neurones endommagés suite à un accident vasculaire cérébral.

Pour information, environ 130 000 Français sont victimes d’un AVC par année. L’accident vasculaire cérébral le plus fréquent est celui ischémique. Ce dernier est causé par l’obstruction d’un vaisseau par un caillot et peut entraîner la destruction de millions de neurones et des problèmes moteurs chez les patients.

Bien l’AVC ait été traité rapidement et que les séquelles aient été pris en charge, de nombreuses victimes conservent des handicaps, tels que la difficulté d’élocution et/ou de déplacement.

Un cerveau blessé peut désormais guérir

cellules-souchesGrâce aux cellules souches, un cerveau blessé peut désormais guérir selon Pr Gary Steinberg, professeur de neurochirurgie et responsable des travaux. Dans ses études, le neurochirurgien et des chercheurs ont choisi 18 patients âgés de 61 ans. Les sujets ont été victimes d’un accident vasculaire cérébral entre 6 mois et 3 ans, avant l’injection de cellules souches. Ils présentaient également des lésions sur la zone du cerveau, responsable des fonctions motrices et certains d’entre eux ne pouvaient marcher ou bouger les bras.

Le greffon de cellules souches a été prélevé dans la moelle osseuse de 2 donneurs et les chercheurs ont opté essentiellement pour cellules multipotentes pour les essais. Après quelques modifications en laboratoire, ils ont procédé à l’opération en anesthésiant légèrement les patients. Ceux-ci ont été maintenus éveillés afin de s’assurer que l’opération n’ait pas de conséquence sur leurs capacités intellectuelles et physiques.

Après l’injection, les patients ont fait l’objet d’examens sanguins, des évaluations cliniques et des imageries cérébrales. D’après Pr Gary Steinberg, les victimes d’AVC présentaient d’excellentes améliorations dès le premier mois suivant l’opération et certains patients pouvaient remarcher après seulement quelques mois.

Pin It

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *