Budget 2015 : Ce qu’il faut retenir

Le Budget 2015 a vu la suppression de la première tranche imposable. Désormais, les ménages ne paieront d’impôt qu’à partir de 9 691 euros de revenu annuel. Sinon l’investissement locatif a gagné en attractivité avec la loi Pinel qui remplace la loi Duflot.

La mesure phare

Les impôts en 2015

Après deux années marquées par des hausses importantes d’impôts, le gouvernement a tenu à faire un geste en direction des ménages les plus modestes. C’est chose faite avec la suppression de la première tranche d’impôt sur le revenu dans le Budget 2015.

Concrètement, le texte dit que les ménages qui gagnent moins de 9 690 euros par an ne sont plus imposés. Exit donc la première tranche à 5.5% pour ceux qui se situent en dessous de 11 991 euros de revenus annuels. En contrepartie, le gouvernement a abaissé à 9 691 euros l’entrée dans la tranche supérieure.

C’est une mauvaise nouvelle pour les ménages qui gagnent entre 9 690 et 11 990 euros. Si auparavant ils étaient imposés à 5.5%, ils doivent désormais payer 14% d’impôt. Quoi qu’il en soit, cette mesure phare du Budget dont le coût est estimé à 3.2 milliard d’euros devrait bénéficier à 6.1 millions de contribuables.

En somme, le nouveau barème de l’impôt sur le revenu est :

  • 14% pour la tranche 9 691 à 26 764 euros
  • 30% pour la tranche 26 765 à 71 754 euros
  • 41% pour la tranche 71 755 à 151 956 euros
  • 45% à partir de 151 957 euros.

Logement : tout pour l’investissement locatif

Investissement locatif

Autre grande nouveauté de cette année 2015 c’est l’entrée en vigueur de la Loi Pinel qui remplace la loi Duflot. Se voulant plus attractif que son prédécesseur, ce nouveau dispositif a abaissé à 6 ans la durée minimale de l’engagement de location pour bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu.

Ainsi, les ménages qui s’engagent à louer pendant 6 ans bénéficieront de 12% de remise, 18% pour une durée de 9 ans et 21% pour 12 ans. Il est à noter que les propriétaires pourront désormais louer à des membres de la famille sans perdre leur avantage fiscal.

Par ailleurs, le gouvernement a décidé de relever de 20% la taxe d’habitation des résidences secondaires situées sur des zones géographiques dites tendues où l’offre est inférieure à la demande. L’idée est d’inciter les propriétaires à mettre ces résidences sur le marché locatif afin de le rééquilibrer.

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